Publié par : Fanfan le : mars 29, 2010
Chers amis lecteurs,
Merci de votre fidélité. Comme annoncé, ce blog ferme. Je tiens à remercier particulièrement David avec qui je m’entraîne depuis des années et qui a été présent dans les moments difficiles, et Léo Tamaki pour tout ce qu’il m’a apporté et les rencontres qu’il m’a permis de réaliser. Ma reconnaissance dépasse très largement les mots.
J’espère que vous continuerez à pratiquer longtemps quelque soit votre discipline et que celle-ci sera source d’épanouissement, de santé, d’équilibre, d’ouverture vers les autres, d’introspection et d’humilité.
Mais la fermeture de ce blog et de mes autres blogs est tout sauf triste, la suite des aventures c’est ici : http://ladrevert.wordpress.com
Publié par : Fanfan le : janvier 29, 2010
Après mon accident la reprise a été longue et difficile. J’ai du faire un travail de visualisation avant de pouvoir repratiquer compte tenu de mon état de santé et respiratoire, et j’ai très bien été accueilli dans notre club de Wing Chun Kuen il y a un an et demi. Cela fait 12 ans que je pratique maintenant, et la motivation de ma pratique a changé passant d’une pratique de santé – spirituelle (abordée dans le taiji), à un besoin de martialité pour aboutir à une recherche corporelle, avec une visée de pratique dans le temps, toujours avec une recherche de santé, voire de sanité (la santé de l’esprit). Le côté tao, do, n’ayant jamais quitté cette démarche, dans ce sens où je ne pense pas être schizophrénique, avoir des valeurs et attitudes différentes au travail, en dehors et dans un dojo.
J’entends souvent des questions sur la différence entre arts martiaux et sport de combat, tao… je vous invite à lire l’interview de Léo Tamaki avec Akuzawa Sensei, sur les différences entre Budo, Bujutsu et Kakutogi.
Avec la pratique les exigences martiales et morales s’accroissent et certaines désillusions surviennent dans notre petit monde fermé des arts martiaux, entre marchands du temple et personnes souffrant d’un complexe d’infériorité en quête d’une position sociale etc… ensuite l’univers des possibles est vaste, attachant plus d’importance à la pratique qu’à l’école, celui qui enseigne, l’esprit de école… (entre la pratique et l’école disons qu’on peut pratiquer un style interne comme le taiji de manière externe)
Mon ami David avec qui je m’entraîne depuis des années m’a fait découvrir le blog de Léo Tamaki après mon accident, tous ces articles furent une bouffée d’oxygène. On sentait une recherche sincère et transparaissait un noble esprit et une grande générosité. Je n’avais jamais pratiqué avec lui mais je me suis dit que Léo devait avoir une pratique fort intéressante, croyant peu à la schizophrénie comme expliqué.
J’ai donc rencontré Léo à un stage qu’il avait organisé avec Hino Sensei, moi qui a toujours pratiqué des arts martiaux chinois, ce fut une approche japonaise très agréable. Le seul problème peut-être avec Hino sensei est que je n’ai retenu que des morceaux d’exercice à travailler pas une approche globale. Suite à ce stage j’ai commencé à échanger quelques mails avec Léo. Puis vint la formation instructeur avec Akuzawa Sensei dont j’ai déjà parlé, dont les problématiques de transmission font parti de ses préoccupations (problématique fondamentale souvent oubliée par les instructeurs), et où j’ai pu trouvé un corpus d’apprentissage très enrichissant.
En plus de ces différences dans la transmission, entre un corpus et plein de petits truc, j’ajouterai que de mes rencontres j’ai trouvé deux approches : l’optimisation corporelle et la modification de l’utilisation du corps.
Nous avions convenu avec Léo que je passerai pratiquer dans son dojo en Janvier, avec les aléas de ma situation professionnelle, cela fut reporté à ce mardi soir, où je fus l’invité surprise et fus accueilli avec grand sourire.
J’ai souvent eu l’opportunité de pratiquer avec des aikidokas, j’ai très brièvement pratiquer il y a quelques années mais l’enseignement (usine) ne me convint pas, malgré un intérêt marqué pour des spécificités de l’aikido (comme le fait de comprendre des principes plutôt qu’apprendre des techniques, les déplacements, …)
Le cours ne dura que 1h30, mais le temps fut fort bien utilisé, un cours précis, intense sans moments inutiles et qui donc au final fut plus enrichissant que les entrainements plus longs qu’on a l’habitude d’avoir en wushu. Quand on va pratiquer dans une autre école on peut avoir l’impression d’être gauche (parce que l’on est gauche! en tout ca je le fus), c’est très désagréable. C’est là où l’on voit si sa pratique n’est que mécanique de routine, si notre perception est limitée où si l’on a mis en place ce qu’il fallait dans son corps et sa tête pour s’adapter à un environnement différent.
On peut préjuger d’un cours à son échauffement, dans la plupart des endroits l’échauffement n’est qu’un échauffement classique de Gym que les pratiquants voient comme une obligation, sans comprendre le lien avec leur travail. Chez Léo la préparation physique était déjà un travail en profondeur, mobilisation et corps connecté. Léo m’a fait touché les parties de son corps pour que je puisse ressentir ce que je devais chercher. Ce fut très intéressant, et je fus très énervé contre moi même car depuis l’accident et que j’ai une telle tension en moi que je n’avais pas avant et je m’en rends compte… je ne sais pas si c’est ma colère refoulée depuis un an où ma pratique qui a généré cela mais il va falloir que je l’élimine de ma pratique. Ce qui est agréable est de voir intégré tout le travail des maitres, tel qu’on a pu l’aborder en stage, alors que tellement de pratiquants ne l”intègrent pas dans leur pratique.
Le cours était un cours technique, et nous avons beaucoup travaillé au tanto. Ce que j’ai beaucoup aimé comparativement à d’autres écoles d’Aikido : le sens d’une attaque juste et cohérence entre discours et pratique. Ce par le biais d’une démarche très épurée où l’on enlève tous les mouvements superficiels, où l’on recherche ce corps connecté, ce qui donne cette impression de “mouvement naturel” que l’on peut voir sur les videos où l’on voit pratiquer Léo. Ce qu’il est difficile de voir sur une video c’est le ressenti, et mon ressenti a été tout autre avec Léo.
Sinon contrairement à notre pratique wing chun où de manière macro pour simplifier on intercepte et l’on détruit la structure de l’adversaire, j’ai travaillé toute la soirée sur “prendre le centre” (il y avait aussi de la destruction de structure en brisant l’alignement tête colonne vertébrale, un classique plaisant), toujours dans cette démarche d’économie d’énergie et de geste, toujours au plus proche, le plus direct possible. Dans ces déplacements on fait disparaitre la surface d’attaque et on s’insère dans la ligne d’attaque, les épaules initient l’intention, les hanches suivent. La notion de timing était importante, le bon moment la bonne vitesse. Cela nécessite de prendre en compte le facteur stress, ce que m’a fait remarqué Léo, car j’étais trop tendu face au couteau, j’ai trouvé les exercices très enrichissants de ce point de vue. L’autre différence notable aussi, était la manière d’aborder les techniques, notamment le fait de voir une technique comme un tout, une fois qu’on a commencé, c’est le même mouvement ininterrompu, pas un ensemble de mouvements.
Je ne vais pas rentré plus avant dans le détail, mon avis est qu’en plus d’être un pratiquant remarquable Léo est un excellent enseignant, qui donne énormément, et dont je pourrais suivre les cours, martiaux et subtiles, avec plaisir (si ce n’était les transports en commun pour revenir de Paris…).Merci donc Léo pour ce cours (et pour la pho
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